Compte rendu de la réunion du Comité Hygiène Sécurité et Conditions de Travail du 7 février 2017

Pôle est, situation des ASH des unités Denicker, Jouvet et Cerletti.

Depuis décembre 2015, nous alertons la direction et la hiérarchie sur un grave problème de maladies professionnelles touchant les ASH.   Depuis, les choses se sont aggravées : 3 ASH sont arrêtées en maladie professionnelle et les Aides soignantes sont à présent touchées car elles suppléent aux ASH lorsque celle-ci sont absentes. La direction admet que les surfaces sont grandes mais attribue les maladies professionnelles aux gestes répétitifs. Les représentants du personnel sont quasi unanimes pour dire que l’effectif n’est pas suffisant pour la charge de travail. Il faudrait renforcer l’équipe mais ce sont au contraire des suppressions de postes d’ASH qui sont envisagées avec les « efforts de gestion » !

Pour aggraver encore la situation, la direction a refusé la stagiairisation d’une collègue ASH en CDD qui s’est rendue indispensable.

Commentaire CGT : Pour rendre du budget, la direction n’hésite pas à mettre en danger la santé physique des collègues, dégrader l’hygiène et précariser le personnel. Encore une raison de s’opposer aux restrictions budgétaires.

La situation de l’ASH de l’ITTAC :

la charge de travail de l’ASH est supérieure à ce qu’une employée seule peut faire. Une alerte CHS-CT a été déposée en novembre 2016. Le travail des ASH devrait être réorganisé en juin. En effet La direction semble vouloir rétablir la situation antérieure quand deux ASH effectuaient le travail.

Commentaire CGT : Si le deuxième poste ASH n’est pas supprimé à son départ en retraite, la tâche de notre collègue sera allégée…Encore l’illustration que les économies de budget dégradent les conditions de travail, la santé du personnel et l’hygiène des locaux.

Respect des plannings au secrétariat du Phaseddia :

Il est demandé aux secrétaires de rester le soir pour permettre aux médecins de consulter mais sans savoir à quelle heure elles pourront rentrer chez elles. Ces situations qui devraient être exceptionnelles reviennent régulièrement. De plus, les secrétaires doivent tout abandonner pour faire immédiatement des tâches qui pourraient être planifiées.

Commentaire CGT : La règle (décret 2002-9 du 4/1/02 article 13) est que le tableau de service doit être communiqué au moins 15 jours avant.

L’état du turn-over à Pontalis

traduit un malaise. Notre alerte pour projeter un éclairage bienveillant sur cette unité en difficulté est arrivée avant un accident dramatique. La délégation CGT demande une enquête, sans succès… Supervision, regard extérieur… des remèdes connus sont préconisés pour rétablir un fonctionnement d’équipe.

Commentaire CGT :  La qualité des soins est liée à la stabilité de l’équipe mais aussi à la qualité de la relation entre le médecin et le personnel. 

Risques Psycho Sociaux :

Burn out, qui touche aussi les médecins, maladies professionnelles, dépressions, harcèlement… Plus les conditions de travail se dégradent, plus la charge de travail, la précarité augmentent, plus les Risques Psycho-sociaux augmentent. Le CHS-CT relaiera la campagne de prévention de l’INRS.

Commentaire CGT : La direction voit les Risques Psycho-sociaux comme une pathologie nouvelle. Nous les voyons comme le résultat de l’exploitation accrue des salariés. Cette campagne permet de parler du problème.

Protection du Travailleur Isolé :

Au meilleur des cas, le nouveau PTI ne sera pas en place avant septembre. Il aura l’aspect et la technologie d’un Smartphone. Il devrait être fiable et performant…

Commentaire CGT : Les délais d’études, de travaux… semblent incompressibles, mais les mois perdus par la direction en tergiversations pour repousser la décision d’équiper l’hôpital d’un système fiable se paient en risque accrus et situations aggravées, tous les jours.

Requet :

Après l’intervention de l’équipe au CHS-CT de…2015, nous voulions connaitre les avancées réalisées pour remédier aux situations graves dénoncées par l’équipe. Visiblement, le changement de cadre et l’arrivée d’un médecin ont soulagé le quotidien de ce service en souffrance. Mais les effectifs n’ont pas évolué comme nécessaire. L’idée évoquée un temps par l’encadrement de fusionner Requet avec Vermont semble abandonnée.

Tenues de travail des ouvriers :

Les tenues pratiques des ouvriers sont dans un état lamentable, trouées, déchirées… car elles n’ont pas été renouvelées depuis longtemps.

Mais le modèle proposé par le GCS n’est pas du tout adapté, il est sans poches et dans une matière légère qui ne résistera pas au moindre accroc ou étincelle. L’encadrement doit recenser les besoins en tenues.

Renoir :

Depuis décembre 2016, les conditions de travail dans l’unité Renoir se sont dégradées. L’effectif minimum qui était de 4 soignants (2 IDE et 2 ASD) est passé à 3 (2 IDE et un ASD) parfois sans poste d’ASH. 3 soignants ne peuvent pas prendre en charge correctement les patients (toilettes, entretiens médico-infirmiers etc, laissant l’ASD seul pour gérer le service (les patients, l’ouverture de la porte car le service est fermé, le téléphone …) Le pôle PSA ne compte que 3 unités ce qui rend difficile l’entraide pour renforcer l’effectif. L’encadrement n’hésite pas à rappeler les soignant sur leur repos ce qui entraine 5 jours de travail consécutifs. Même si celui-ci reconnait une surcharge de travail et un problème d’effectif dû à de nombreux AT, il évoque l’effectif de 3 soignants comme exceptionnel, et met en  avant une concertation associant médecins et encadrement avant toute entrée de patient. Le service de médecine au travail rappelle qu’au pôle PSA, le nombre d’accidents du travail a doublé entre 2015 et 2016 (il y en a eu 30 en 2015, et 60 en 2016). Commentaire CGT : L’équipe de Renoir est épuisée, même si actuellement les patients sont moins dépendants pour leur toilette. Le sous effectif à 3 soignants et le travail avec des remplaçants qui connaissent peu le service doit cesser. Nous demandons, un rappel de la loi sur le droit au repos, un effectif minimum de 4 soignants (2 IDE et 2 ASD). L’équipe de Renoir subit de plein fouet les risques psycho-sociaux que la direction et l’encadrement de l’unité Renoir ont le devoir de prendre en compte. L’encadrement prévoyait que cette situation de crise ne devait pas durer au-delà de la fin janvier…C’est loupé !

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