Compte Rendu CGT de la réunion du Comité Hygiène Sécurité et Condition de Travail du 12/12/2017

Risques Psycho-Sociaux au service de sureté. C’est une façon soft de parler des méthodes de management dénoncées par une partie des agents du service. Lors du CHS-CT extraordinaire que nous avons demandé, ils ont décrit précisément les abus de pouvoir, le favoritisme, les calomnies, les humiliations, la manipulation, le chantage, la discrimination, l’immiscions dans la vie privée, les incitations à la violence et la « mise à l’écart » organisée, des agents « indésirables ». Malgré ces témoignages alarmants, la direction évoque un clivage mais esquive le problème de fond. A l’initiative de Fo, la direction demande une enquête « impartiale ». Mais pour la direction enquête « impartiale » c’est mettre en doute la véracité des témoignages. Impartiale voulant dire pour elle : s’asseoir sur le code du travail et surtout mettre à l’écart la CGT. Pour nous, il fallait une enquête CHSCT, ce qui est la loi. Pendant ce temps, les courageux collègues qui ont dénoncé ce système continuent de voir leur mise à l’écart s’organiser.

Commentaires CGT : par son peu d’empressement à résoudre le problème, la direction semble se ranger du côté de la personne incriminée. Elle prend le risque de voir la situation dégénérer. Nous avons affirmé que les agents victimes, ayant donné l’alerte ne doivent en aucun cas être sanctionnés par des mutations. Cette situation doit cesser au plus vite pour que les agents du poste de sûreté puissent travailler à nouveau dans des conditions sereines. Toute la CGT soutient cette démarche. Il n’y a pas d’aventuriers mais un collectif de défense des droits individuels et collectifs au service de tous et accessible à tous. S’il n’y avait eu qu’un seul agent victime de mauvais traitements, notre démarche aurait été la même !

 

Relève « perlée » à l’UPRM. Avec des horaires décalés, sans relève, les informations se transmettent « comme on peut », souvent des informations se perdent et les ASD arrivant à 7h30 travaillent immédiatement sans connaitre les patients. La direction des soins reconnait que ces horaires ne sont pas adaptés et annonce qu’elle doit résoudre ce problème début janvier.

Commentaires CGT : Ça n’est pas faute d’avoir dénoncé cette organisation à sa mise en place. Une grande partie de l’équipe de l’UMA en lutte et nous même dénoncions autant le projet que les méthodes de sa mise en place.

 

Conditions de travail des ASH du pole est : la direction du pôle a imposé qu’il n’y ai plus que 5 ASH pour 2 unités. Cela entraine des journées sans ASH sur aucune des 2 unités. Après une période sans ASH, la charge de travail est trop élevée et met en danger la santé de nos collègues. C’est une évidence que la direction du pôle et la médecine du travail nient. Dans ce même pôle est les

ASH de Denicker, Cerletti et Jouvet ont déjà contracté des maladies professionnelles à cause de la surcharge de travail.

Commentaires CGT : La direction aura beau retourner le problème dans tous les sens, la seule solution est de remettre 4 ASH par unité d’entrée.

 

Respect des plannings : Nous demandons que le décret de 2002 sur le temps de travail, soit rappelé. Cela évitera les changements de planning à la dernière minute, sans consulter l’agent concerné. Rappelons que les plannings doivent être établis au moins 15 jours à l’avance et que les changements se font sur proposition du cadre à l’agent. L’appel des agents à leur domiciles, si l’agent n’est pas d’accord, s’apparente à « une atteinte à la vie privée ». C’est un délit !

Les portes des chambres d’apaisement n’ont pas d’oculus, petite fenêtre qui permettrait de voir le patient avant de rentrer. FO demande le retour de ce système de surveillance. La direction répond que la Haute Autorité de Santé comme les contrôleurs des lieux de privation de liberté ne veulent pas de cet appareillage carcéral dans les hôpitaux mais la CME pourrait réfléchir à leur mise en place.

Commentaires CGT :   le problème est mal posé. Si le patient présente un risque d’agitation, sa place n’est pas en chambre d’apaisement mais en ESPI. S’il est en chambre d’apaisement c’est souvent faute d’ESPI disponible car on s’adapte au manque de moyen et les CA sont utilisées comme des ESPI. En demandant un oculus aux portes des CA c’est faire un pas de plus dans leur transformation en deuxième ESPI de l’unité.  Pour notre part nous ne voulons pas nous adapter à la misère et pour des soins de qualité comme pour la sécurité du personnel, continuons de réclamer du personnel qualifié et en nombre, des lits supplémentaires d’hospitalisation, des ESPI pour répondre aux besoins.

 

Pontalis nous alertons depuis des mois de la souffrance de l’équipe. La direction répond qu’un certain nombre de choses ont été mises en place ; arrivée d’un nouveau médecin assistant, d’un interne, recrutement de 3 infirmières et d’un ASD, mise en place d’une supervision.

Commentaires CGT :  Il ne faudrait pas que ces renforcements se fassent en démunissant d’autres unités. Confier à un cadre faisant fonction, donc moins expérimenté, une unité en difficulté n’est pas une bonne chose.

 

UPM le personnel de ce service a rédigé un courrier pour exposer ses préoccupations et entre autres déplorer le comportement maltraitant de la personne chargée d’encadrer le service. La charge de travail est importante avec des dossiers complexes. La direction répond qu’elle a sollicité l’ARS pour la création de 2 postes, sans obtenir de réponse.

Commentaires CGT :   le surcroît de travail engendre du stress mais ne justifie pas un comportement inadapté. Demander plus de personnel est la moindre des choses cependant la direction, avertie de longue date du problème propose simplement de « retravailler sur l’organisation ».

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