Compte Rendu CGT du CHS-CT exceptionnel sur le Poste de sûreté

Alerté par 5 demandes motivées de Protection Fonctionnelle et 3 demandes d’anciens agents qui eux demandent la reconnaissance de la Protection Fonctionnelle, nous avons déposé un Danger Grave et Imminent. Il concerne le management dans ce service. Selon ces agents, le management serait fait d’abus de pouvoir, de favoritisme, de calomnies, d’humiliations, de manipulations, de chantage, de discrimination, d’immiscions dans la vie privée et de « mise à l’écart ». Nous avons demandé que des mesures soient prises immédiatement pour faire cesser cette situation. Mais le Directeur Général a estimé qu’il n’y avait pas de danger et n’a donné comme suite que la convocation des agents concernés une semaine plus tard. Nous, la CGT, avons donc demandé la tenue d’un CHS-CT extraordinaire qui s’est tenu vendredi 24/11.

L’ensemble des membres avaient eu connaissance des lettres des agents, du Danger Grave et Imminent et du compte rendu d’une première réunion du mois de juin avec les agents et la direction au cours de laquelle ces graves problèmes avaient déjà été évoqués.  Une partie seulement des agents concernés ont pu témoigner, car l’un d’entre eux n’a pas été libéré de son service et ceux qui ne sont plus dans le service n’ont pas été acceptés comme témoins.

Les témoignages entendus étaient cependant très explicites.

 

Quelques extraits :

« Quand il arrive, vous ne lui dites pas bonjour, vous partez faire un tour en le laissant seul, il va se sentir mal et partira ». A propos d’un collègue devenu « indésirable ».

« Tu aurais pu aller t’expliquer aux vestiaires comme un homme. » dit à un collègue ayant évité une escalade de violence.

« Je ne veux pas que vous parliez aux agents de l’hôpital. »

« La formation Krav Maga sera obligatoire. Celui qui refuse, je le vire ! » Alors qu’un collègue d’origine étrangère se voit refuser une remise à niveau de Français.

« – Je t’apprécie, connais-tu des gens comme toi, que je les embauche ?                                                                                                                                 Oui

–  De quelles origines sont-ils ? parce que je ne veux plus de noirs ni d’arabes. »

« Après un incident, dont je n’étais pas responsable, avec le véhicule de service, il a fait circuler l’information par mail à tout le poste pour m’humilier. »

« Je suis boxeur, on m’a demandé d’aller frapper des gens. J’ai refusé. »

« Je pense à M N. Jean que le chef a contraint à faire un stage type commando avec la police. Alors qu’il n’était pas près physiquement il est aujourd’hui en fauteuil roulant à cause d’une chute violente pendant ce stage. »

….

Tous ont fait part également de leur mal être dans le service avec des symptômes corroborés par le médecin du travail, le Dr Arnaud Briand. « Boule au ventre, envie de violences, pensées morbides… »

Ces témoignages, très graves, ont laissé de marbre la direction ainsi que la délégation FO. Prétextant une lettre (sans signatures), avec des noms d’agents se désolidarisant, FO et la direction demandent une enquête « impartiale ». Elle sera menée par un psychologue du travail extérieur à l’hôpital. Une représentante du personnel propose même que la mutation des agents concernés soit facilité ! ! ! Le cadre concerné exprime, à sa manière, la même idée quand il dit d’un agent indésirable : « Je vais le virer ».

Nous demandons alors qu’au moins, le temps de l’enquête, le cadre impliqué soit écarté, afin que les agents puissent répondre avec le moins de pression possible. Mais notre proposition n’a, une fois de plus, pas été retenue.

Commentaire CGT : Il est clair que les collègues se désolidarisant de la démarche, pensent ne pas avoir le choix. Ils se trompent, mais nous sommes conscient des pressions qu’ils subissent et avons en tête qu’ils devront tous travailler ensemble à l’avenir. Notre démarche ne vise qu’à faire cesser ce management délétère et clivant afin que les agents de sureté soient à nouveaux soudés et bien dans leur peau.

La CGT dans son ensemble, soutien ces agents courageux qui dénoncent l’inacceptable. Nous appelons à une grande solidarité autour d’eux. Envoyez vos témoignages et soutiens au syndicat à l’adresse : lutterensemble.cgtvinatier@laposte.net  ou au tel : 04 37 91 53 19

Bron, le 5/12/2017

La CGT Vinatier

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