Compte rendu du CTE du 7 décembre 2017 et du conseil de surveillance

Modification de l’EPRD 2017 (Etat Prévisionnelle des Recettes et des Dépenses) :

L’ARS fait des coupes franches. En effet elle ne finance pas entièrement plusieurs budgets. Elle ne s’est même pas donné la peine de se justifier. La CGT dénonce cette politique économique de l’ARS qui va impacter ces unités, les soins, les patients :

– 466,10€ pour l’équipe mobile autisme, – 247 696,42€ pour la MAS, – 16 552,09€ pour la section d’éducation de soin à domicile, – 43 125,07€ pour Donald T et – 24 675€ pour le centre de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie.

Nous mettons en lien cette décision de l’ARS avec les 4 milliards d’euros d’économies prévues par le gouvernement. C’est sa façon de répondre aux besoins de la population.

 

Modification du planning du service de sécurité incendie :

La Direction avait fait passer en force un nouveau planning début 2017. Nous avions alerté sur le fait que ces plannings ne tournaient pas, qu’ils allaient obliger les personnels à revenir sans cesse sur leurs repos. La CGT s’était positionnée contre. Si la direction avait écouté les organisations syndicales et les personnels elle aurait évité plusieurs mois de galère aux agents de la sécurité incendie. Il aura fallu 6 mois pour que la direction constate que nous avions raison. Les nouveaux plannings construits avec les équipes correspondent aux attentes.

Vote pour : CGT, CFDT, UNSA –  Abstention : FO

 

Plan de formation 2018 :

La CGT s’est toujours battue pour la formation continue. Nous sommes intervenus pour que la direction remette en place les formations M3 et F3 en insistant sur le fait que cela privait les personnels ASH, entre autres, de toutes perspectives d’évolution professionnelle ce qui était inadmissible. Les autres syndicats ont soutenu cette demande et la direction a fini par accepter de les remettre en place.

Nous avons aussi demandé que soit instauré sur l’hôpital une formation d’appréhension de la maladie mentale pour tous les personnels non soignants. La direction a accepté cette demande. Elle sera proposée en 2018.

Enfin nous avons notifié à la direction que l’ANFH pouvait financer des formations professionnelles d’agents pour des postes qui n’existaient pas sur l’hôpital. Pour nous les ASH devraient donc pouvoir avoir accès à des formations ASD par ce biais bien que les postes d’ASD soient saturés au Vinatier. La direction ne s’est pas prononcée. Nous continuerons à batailler pour que cela puisse être appliqué.

Vote pour : CGT, CFDT, UNSA   Abstention : FO

 

Note de service 2018 du temps de travail :

C’est encore la même histoire, la direction ne parle que d’obligation annuelle de temps de travail. Pour nous il faut revenir à la notion de droit en jours de repos et de congé.

Pour la planification annuelle des congés la direction supprime le fait que les agents pouvaient les poser jusqu’au 15 janvier et veut que les agents posent 25% de leurs congés en début d’année et 15% en fin d’année. Pour nous c’est une erreur, cette souplesse permettait de contenter tout le monde, aussi bien les agents que les services. Cela va créer des tensions inutiles pour les vacances de fin d’année. Désormais la pose de congés se fait uniquement sur Octime. Nous avons rappelé que de nombreux services : les services techniques, la crèche, etc., n’avaient pas d’ordinateurs à disposition des agents pour qu’ils puissent avoir un accès facilité à leur session. En plus la plupart n’étaient pas formés à Octime. La direction devrait remettre des formations pour ces agents.

ATTENTION DANGER : la direction a imposé une nouvelle règle pour les jours de formation qui va être très néfaste pour les agents en équipe. Nous nous sommes opposés à cette décision. Désormais toutes les journées de formation seront comptées en 7h40. Cela veut dire que tous les agents en équipes devront des heures à l’établissement :

  • 20 minutes par jour pour les personnels en 8h,
  • 1h20 pour les personnels de nuits
  • 4h20 pour les personnels en 12h.

Nous réaffirmons notre position qu’une journée de formation doit être comptée comme une journée complète de travail, quel que soit notre roulement !

 

Médecine du travail :

Nous avons demandé où en étaient les recrutements. Actuellement c’est au point mort. La direction n’arrive pas à recruter. Cela pourrait aboutir dans les mois à venir à ce qu’il n’y ait pas de médecin du travail sur cet établissement avec toutes les conséquences désastreuses d’un tel manque.

 

Des informations du Conseil de surveillance : ce qu’il faut retenir

 

Nouveau dispositif du travailleur isolé

3 zones : les personnels interviennent en renfort par zone… la question du périmètre de ces zones a été évoqué, il y a des questions en suspens. Dans la pratique, des problèmes apparaissent et s’ils persistent, le directeur a indiqué que le périmètre des zones pourra être réétudié. A suivre !

 

Gestion du linge

Une décision interviendra fin février. Le dossier est donc ouvert. Différentes alternatives sont abordées par le directeur :

Le maintien dans le GCS actuel parce que celui-ci s’améliore : Il y a peu de perspectives.

Recherche de partenaires autres que le GCS : Partenaire privé, associatif, public ?

Reconstruction d’une blanchisserie de site : Le dossier sera étudié et chiffré mais la direction est frileuse.

Pour la CGT c’est pourtant ce dernier point qui nous paraît le plus adapté à la situation de l’hôpital…C’est possible, la cuisine est un exemple probant. De toute façon la situation du linge est catastrophique et ne peut perdurer… Le dossier linge est un dossier que la CGT porte depuis longtemps dans toutes les instances. Nous avons mené le combat contre la fermeture de la blanchisserie… Cette fermeture a été une énorme erreur de gestion… une faute professionnelle de l’ancien directeur.

 

Pharmacie : le changement d’automate interviendra avec du retard. La direction dit espérer une mise en service avant la fin du 1er semestre 2018… A suivre !

 

Suppression de postes pour 2018

Il est projeté un effort de gestion pour 2018 de 2,5 millions d’euros pour équilibrer le budget dont 2 millions au titre des effectifs, soit l’équivalant de 45 postes en moins !

Le directeur indique que ce ne sera pas forcément que des postes, qu’il n’y aura pas de réduction mécanique de postes, à surveiller de près !

De toute façon comme en 2017 nous serons percutés de plein fouet par les choix du gouvernement Macron qui priorise les banques, les multinationales, les actionnaires aux services publics et aux réponses aux besoins de la population.

C’est nos conditions de travail et les conditions de soins qui vont encore se dégrader.

Pour rappel en 2017 ce sont 48 postes qui ont été supprimés et 40 postes qui ont été gelés !

A l’occasion du débat sur le dossier, le directeur a indiqué ne pas vouloir demander aux pôles de se débrouiller tout seuls… que la gestion était une gestion d’établissement. Pour nous cela veut dire que le combat devra se faire non pas par pôle mais tous ensemble contre ces mesures budgétaires qui sont inacceptable, qui pourrissent notre vie professionnelle comme personnelle, qui mettent au chômage nos collègues en CDD.

Le directeur indique encore qu’il faut trouver des revenus et ne pas parler que d’économies. Il dit avoir pris la décision de faire payer les chambres individuelles aux patients (il n’y a que ce type de chambres sur l’hôpital !). La CGT est totalement contre.                           La direction argumente : « C’est les mutuelles qui paieront » et « Les patients qui n’en ont pas ne seront pas touchés » ou « Ceux qui auront atteint le plafond de leur mutuelle ne payeront plus la chambre individuelle ».

Nous répondons qu’entrer dans ce concept c’est faire payer aux patients (et à nous-mêmes) des mutuelles toujours plus chères. Aujourd’hui il y a des familles qui ont plusieurs mutuelles… Nous avons indiqué que son idée était très mauvaise et que notre combat à la CGT était une sécu à 100% pour une prise en charge des soins de la naissance jusqu’à la mort.                            Pour cela, nous revendiquons l’arrêt des exonérations patronales qui se chiffrent en dizaine de milliards, l’arrêt des baisses de cotisations qui sont de faux cadeaux faits aux salariés. Notre sécu est viable c’est aux travailleurs et à leurs représentants de la gérer, de définir la politique de soin et de protection sociale pour répondre aux besoins des populations…La sécu, c’est un vrai combat national et nous devons le mener de toutes nos forces.

 

Vente des locaux rue Smith du fait de l’installation cours de Verdun des structures du pôle Ouest… Le représentant CGT a voté contre. Ce n’est pas en fusionnant des structures extra muros, en vendant des locaux que les problèmes se règleront car à un moment il n’y aura plus rien. La CGT se bat pour un vrai projet d’ensemble dans lequel la politique de secteur et son développement seront réellement pris en compte

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