Motion de la Commission Médicale d’Etablissemnet sur le manque de financement de notre hôpital du Vinatier et ALERTE CGT contre le paiement des chambres individuelles par les patients

Bonjour à toutes et tous, voici la motion de la CME du 15 janvier 2018 qui dénonce les financements insuffisants de notre établissement. Pour rappel on nous demande de faire 2,5 millions euros d’économies pour 2018. Nous sommes intervenus à cette CME pour affirmer le soutien de la CGT à cette démarche de la communauté médicale.

 De nombreuses autres CME d’autres établissements ont pris des positions allant dans ce sens. Pour la CGT c’est un bon signe qui doit nous encourager à continuer à résister et dénoncer les politiques économiques qui saignent nos hôpitaux. C’est bien tous en ensemble que nous y arriverons.

 La direction a décidé de faire 2 millions d’économies sur les personnels médicaux et non médicaux sur les 2,5 millions. Elle a indiqué que ce ne sera pas que des suppressions de postes mais également des économies de fonctionnement sans en dire plus, mais il faut s’attendre au pire.
 ALERTE !
La direction a  déjà opté pour le pire : Elle veut faire payer un supplément pour les chambres individuelles aux patients qui ont une mutuelle (toutes les chambres du nouvel hôpital sont des chambres seules). La CGT est fermement opposée à cette démarche. Les patients payent déjà la crise des hôpitaux avec la pénurie de lits, les CMP saturés, un accès aux soins de plus en plus mis à mal.
La direction veut se faire de l’argent sur le dos des patients (500 000€ par an), elle n’a honte de rien ! Les mutuelles se sont les patients qui les payent et ils vont inévitablement voire leurs cotisations augmenter.
 Pour la CGT, l’hôpital publique doit offrir les mêmes droits et conditions d’accès aux soins à toutes et tous.

La CGT Vinatier

MOTION DE LA CME DU VINATIER Du 15 Janvier 2018

La communauté médicale de l’hôpital du Vinatier tient, ce jour, à voter cette motion et à interpeller, une nouvelle fois, les pouvoirs publics, l’Agence Régionale de Santé Auvergne-Rhône-Alpes et le Ministère des Solidarités et de la Santé.

Dans un contexte où :

  • Les files actives de toutes les lignes de soins portées par le secteur psychiatrique augmentent de 3 à 5 pour cent par an -files actives à plus de 90 % extra-hospitalières-
  • Les actes effectués par les soignants en psychiatrie augmentent de 3 à 10 pour cent par an
  • Les missions dévolues au service public se multiplient
  • L’attention au parcours du patient s’intensifie en réaffirmant l’importance des soins ambulatoires, de l’accessibilité et de la proximité géographique
  • Les soins spécifiques aux patients se structurent et se diversifient (UHSA, UMD, Urgences, Réhabilitation etc.)
  • Des priorités de santé publique nécessiteraient de nouveaux moyens (soins somatiques aux patients psychiatriques, périnatalité, psychoses débutantes, psychiatrie du sujet âgé, etc.).

Il va être, à nouveau, demandé à notre établissement de faire des économies en 2018.

Après avoir réalisé 3,5 millions d’euros d’économies en 2017 et avoir dû supprimer 52 postes sur notre établissement, il lui serait à nouveau demandé de réaliser cette année 2,5 millions d’économies.

Et combien pour 2019, 2020, 2021, etc ?

Et ceci dans un contexte où :

  • Le renouvellement du budget de notre établissement année après année ne lui permet pas de maintenir ses effectifs et les missions de soin qui lui sont attribués
  • Le taux de renouvellement de notre budget est bien loin de celui de l’ONDAM annuellement voté à l’Assemblée Nationale
  • Les revalorisations salariales des professionnels du Vinatier, et toutes les mesures catégorielles, décidées nationalement, ne sont pas financées localement. Ce qui revient à devoir supprimer des postes afin de pouvoir les appliquer (plus de 2 millions d’euros en 2017)
  • Une réserve prudentielle qui ne se justifie pas et qui ne se dégèle jamais.

Ce système nous mène dans une impasse et met les professionnels de santé et les patients en grande difficulté.

Comment parler de pratiques innovantes si des lignes de soins ferment, si les suppressions de postes obligent à concentrer les forces sur l’intra-hospitalier dans un « virage ambulatoire » à rebours ?

Comment les usagers peuvent-ils intégrer ces effets paradoxaux dans leur parcours de soins ?

Nous demandons un financement pour notre établissement qui nous permette de prodiguer les soins que nécessite la population dont nous avons la charge.

On n’en peut plus !

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2 réactions

  1. Bonjour, les associations de familles (UNAFAM) sièges dans les instances de l’hôpital, elles sont donc informées de ces questions. Par contre nous n’avons pas connaissance de comité d’usager, ce qui permettrait effectivement d’allier nos forces puisque ce sont les premiers concernés.

  2. Bonjour question unique : associez vous les patients a votre lutte : comite d usager ensemble pour que le systeme change, ca existe?

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