Compte rendu du CTE du 12 avril 2018

  1. Mesures d’économies 2018 :

Pour répondre aux injonctions de l’ARS, la direction prévoit un plan d’économie de 2,5 millions pour 2018 dont 2 millions sur le personnel. Pourtant le budget de l’hôpital sur 2018, hors économies, est excédentaire d’1,5 millions… Mais pour eux, ce n’est pas suffisant !

 

Economies 2018 pour le personnel non médical…Voici par pôle le décompte…Cela se rajoute, bien entendu, à celles de 2017 et des années précédentes :

 

Coût moyen d’un poste : 46 925 €

     
Pôle Effectifs PNM % effectifs Economies
en valeur 2018
Economies 2017
à pérenniser *
CENTRE 268,00 11,52 170 000= 3,6 ETP 178 000 = 3,8 ETP
EST 324,85 13,96 206 000 = 4,3 ETP 257 000 = 5,4 ETP
PsyPA 118,80 5,11 75 000 = 1,6 EPT 63 000 = 1,3 ETP
PEDO 303,95 13,07 193 000 = 4,1 ETP 156 000 = 3,3 ETP
SMD-PL 145,19 6,24 92 000 = 1,9 ETP  
USIP-UMD 140,30 6,03 89 000 = 1,9 ETP 64 000 = 1,4 ETP
MOPHA 113,70 4,89 72 000 = 1,5 ETP  

103 000 = 2,2 ETP

Urgences 123,00 5,29 78 000 = 1,7 ETP
OUEST 301,55 12,96 191 000 = 4 ETP 233 000 = 5 ETP
PHASEDDIA 128,62 5,53 82 000 = 1,7 ETP 152 000 = 3,2 ETP
DIRECTION 358,30 15,40 227 000 = 4,8 ETP 0
 TOTAL 2 326,26 100,00 1 475 000 = 31,4 ETP 1 206 000 = 25,7 ETP
* postes gelés en 2017 qui seront supprimés en 2018

Economies 2018 pour le personnel médical : 340 000€

 Nous rappelons que pour 2018 il est prévu 4 milliards d’euros d’économies pour la santé.

Toutes ces économies ce sont nous les professionnels, les patients et leurs familles qui les payons. Dégradation des conditions de travail, dégradation d’accès au soin, dégradation des prises en charge. On nous demande de faire plus avec moins !

Alors que la santé, mais aussi toute la population sont saignées à blanc, les plus riches sont de plus en plus riches et tout cela sur notre dos. Le gouvernement et le patronat veulent nous faire croire que ce sont nos droits sociaux qui coûtent cher, alors que les cadeaux faits aux patronats ne font qu’augmenter. Les allègements fiscaux offerts aux entreprises sont passés de 11 milliards en 2014 à 34,5 milliards en 2017, soit 101 milliards en 4 ans ! Les grandes entreprises du CAC40 ont augmenté leur bénéfice de 20% en 2017 (+ 90 milliards…)

 Oui l’argent existe, mais il ne revient qu’à quelques nantis. C’est pourquoi la CGT pousse dans le sens de la convergence des luttes dans le but de mettre en place un mouvement social d’ampleur dans ce pays. Si nous voulons sauver la santé, les retraites, notre statut, nos salaires, nos conditions de vie et de travail, c’est toutes et tous ensemble que nous y arriverons ! Nous devons nous saisir de toutes les dates de mobilisation, discuter de la grève dans nos services, nos établissements pour créer le rapport de force qui sera favorable aux salarié-e-s.

 

  1. Poste d’accueil UMD

Une dizaine de membres du personnel de l’UMD sont intervenus en délégation au CTE. Depuis l’intégration du poste d’accueil au pôle UMD, le système dysfonctionne. Les personnels dénoncent le fait qu’il soit demandé à des soignant-e-s et aux secrétaires d’aller remplacer à l’accueil en cas d’absence de dernière minute. La CGT soutient l’intervention des personnels qui doivent être entendu.

Voir le courrier de l’équipe ci-dessous

C’est encore un projet qui a été monté dans l’urgence suite à l’ingérence de la direction dans le conflit qui opposait une partie des gardes et leur responsable, gardes qui dénonçaient les pratiques inadmissibles de celui-ci.

C’est pourtant simple, pour que l’effectif tourne, la direction doit monter l’effectif à 5 agents pour qu’il y ait deux personnes par jour. C’est ce qui se fait de partout pour les équipes de nuit et encore il y a en plus un pool de nuit.

 

  1. Restructuration des appartements DAMIDOT

Après les lits de foyer en intra en 2017 c’est encore un service qui fonctionnait qui va fermer ! Service qui avait fait les preuves de sa pertinence pour des prises en charges spécifiques de réinsertion de patients hospitalisés au long court.

 Il y a quatre mois, alors que 3 patients étaient en procédure d’intégration des appartements, il a été annoncé aux équipes d’arrêter toutes les admissions car il y avait un projet de fermeture des appartements DAMIDOT pour fin mai.

Au lieu des 18 places en appartements collectifs, ce sont 4 places en studio qui vont être mis en place en partenariat avec une association.

5 patients vont être réintégrés en foyer intra, aux équipes de faire le sale boulot et de choisir les 5 patients. Au final, ce seront 7 à 9 personnes qui seront en accueil temporaire en foyer intra au bâtiment 410.

L’équipe va elle aussi être rapatriée en intra, là encore de manière temporaire, avec un changement total de ses missions (équipe mobile ? liaison avec les unités de réhabilitation ? soins auprès des jeunes atteints de schizophrénie ? …).

Au-delà de cette fermeture que nous dénonçons, ce nouveau projet se fait totalement dans l’urgence, rien n’est réellement réfléchi.

Pour la CGT il faut garder DAMIDOT avec tous les postes et si le pôle veut créer une nouvelle ligne de soins, pas de soucis. Mais pas en détruisant l’ancien et sur un projet construit et clair. Ici c’est un projet administratif, aucun médecin ne nous a présenté le projet médical de cette unité, personne n’a pu nous dire de quoi sera fait 2019 car tout ce qui nous a été présenté au CTE est « transitoire ».

 

  1. Relocalisation du CMP Delandine

Comme pour DAMIDOT, le CMP Delandine va être rapatrié en intra hospitalier. Il est beau le « virage ambulatoire » !

 

  1. Système informatique pour les étudiant-e-s

Cela fait plusieurs années que nous demandons à la direction d’ouvrir un accès spécifique pour les étudiant-e-s au système informatique pour que les soignants n’aient plus à leur ouvrir leurs sessions. Alors qu’elle aurait dû le faire dès le début et suite à nos interventions répétées, ainsi qu’à celles des personnels, la direction semble enfin ouverte à travailler cette question. Affaire à suivre.

Nous rappelons également qu’il y a encore de nombreux services où les accès à des ordinateurs sont encore trop restreints : services techniques, crèche, …

 

  1. Bilan Social 2017

Le bilan social 2017, c’est l’austérité. C’est 70 postes supprimés ou gelés, c’est des congés maternité et maladie non remplacés, c’est des équipes surmenées et épuisées, c’est des urgences saturées, c’est des médecins débordé-e-s, c’est des patient-e-s délaissé-e-s, c’est 900 000 euros d’heures sup et d’intérim (c’est 22 ETP), …

C’est le résultat de 3,5 millions d’économies !

 Vote contre : CGT, FO       Abstention : CFDT, UNSA

 

  1. Attributions IFTS

Fin 2017 la direction a voulu que l’IFTS soit attribuée au mérite pour l’année 2018. Dès que nous avions eu cette information, nous sommes intervenus (comme d’autres syndicats) pour dénoncer cette remise en cause par la direction. Nous voulons que la direction réouvre ce dossier et revienne sur sa décision !

Voici la motion écrite et votée à l’unanimité par tous les syndicats au CTE :

« Le CTE refuse que l’IFTS devienne une prime au mérite qui sera attribuée aux agents bénéficiaires (AMA, AAH, adjoint des cadres) selon le bon vouloir du chef de pôle. Nous demandons le maintien du mode d’attribution de l’IFTS en vigueur jusqu’à maintenant conformément à la loi. »

 

  1. Mise en place du télétravail

Il s’agit pour certains agents, et uniquement à leur demande, de pouvoir travailler à leur domicile 3 jours par semaine ou 12 jours par mois.

La CGT est réticente à la mise en place du télétravail, même si nous entendons bien que certains agents puissent se retrouver dans le télétravail. En effet nous défendons la notion d’équipe et du travail collectif. En travaillant chez soi, on s’isole et on s’éloigne de la vision globale d’un dossier qu’offre le travail en commun sur un même lieu, dans l’institution.

Le travail c’est aussi des moments où nous rencontrons nos collègues, nous partageons ensembles. C’est un lien social que nous défendons.

 Vote contre : CGT, FO     Abstention : 1 CFDT        Pour : UNSA et 1 CFDT

 

  1. Assignations des ASH

Nous sommes opposés à l’assignation des ASH. Au vu des effectifs réduits, un jour de grève, les ASH, en quasi-totalité, se retrouvent assignés. De fait on les prive de leur droit de faire grève et de protester alors que c’est une profession sévèrement touchée par des conditions de travail désastreuses et des salaires de misère.

Comme nous le montre également la grève aux urgences, la direction remet en cause les règles en vigueur pour les assignations sur cet établissement. Remise en cause des demandes de levées d’assignation, pression sur les personnels, impossibilité de débrayer si on est assigné-e… Nous sommes toutes et tous salarié-e-s de l’hôpital et non pas d’un service ou d’un pôle et nous tenons à cette cohérence car c’est la continuité du service public qui est en jeu.

La CGT Vinatier

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