Compte rendu du CTE du 7 juin 2018

1-Budget :

 La direction nous présente les évolutions des prévisions pour le budget de l’hôpital en 2018. Alors qu’aucun document n’a été remis aux représentant-e-s du personnel pour préparer ce sujet, le directeur et son directeur financier (qui rappelons-le, est retraité ! A chacun de se faire son avis sur la question) nous dévoilent un document sur table. Pour la CGT, il n’est pas admissible que pour un tel dossier les organisations syndicales ne puissent pas avoir les documents en temps et en heure ! Notre directeur aurait-il peur des débats houleux ?

Voici les derniers chiffres annoncés par la direction :

 Les économies pour 2018 ont été réduites à 1,7 millions au lieu de 2,5.

  • 1,1 millions d’économies non pérennes : non remplacement d’arrêts maladies et de maternités, postes laissés volontairement vacants. En gros, maintenir et accentuer les sous effectifs
  • 1 millions d’économies sur le personnel en suppressions de poste dans les pôles.

 

Pôle Effectifs PNM % effectifs Suppressions de postes
prévus en 2018
Economies 2017 non pérennes à maintenir en 2018
CENTRE 268,0 12,2 122 000 = 2,6 ETP 178 000 = 3,8 ETP
EST 324,9 14,7 147 000 = 3,1 ETP 257 000 = 5,4 ETP
PsyPA 118,8 5,4 54 000 =  1,1 ETP 63 000 = 1,3 ETP
PEDO 304,0 13,8 138 000 = 2,9 ETP 156 000 = 3,3 ETP
SMD-PL 145,2 6,6 66 000 = 1,4 ETP 0
USIP-UMD 140,3 6,4 64 000 = 1,4 ETP 64 000 = 1,4 ETP
MOPHA 113,7 5,2 51 000 = 1,1 ETP  
Urgences       103000*
OUEST 301,6 13,7 137 000 = 2,9 ETP 233 000 = 5 ETP
PHASEDDIA 128,6 5,8 58 000 = 1,2 ETP 152 000 = 3,2 ETP
DIRECTION 358,3 16,3 163 000 = 3,5 ETP 0
 TOTAL 2 203,3 100,0 1 000 000 = 21,3 ETP 1 103 000 = 23,5 ETP

La Lutte est utile :

*Grace à leur mouvement de grève, les urgences n’auront pas d’économies à réaliser !

Les différentes mobilisations locales et nationales en psychiatrie qui ont eu lieu ont peut-être permis d’atténuer légèrement la casse, mais le compte n’y est pas. Alors que les besoins augmentent, le gouvernement continue d’appliquer l’austérité dans nos hôpitaux.

Avec son projet de destruction de la fonction publique et la suppression de 122 000 postes de fonctionnaires cela va encore aggraver la situation et notre quotidien.

La précarité, la pauvreté, le mal vivre remplissent nos hôpitaux. Les personnels aussi n’en peuvent plus !

Oui nous allons continuer la lutte pour la défense et l’obtention de moyens pour la santé publique !

Oui nous allons continuer la lutte contre ce gouvernement qui choisit d’enrichir ses amis capitalistes (le grand patronat et les spéculateurs) au détriment des soins apportés et de toute la population :

  • 30 milliards par an d’exonérations de cotisations offertes au patronat au lieu de les remettre à la sécurité sociale et donc aux hôpitaux.
  • 4 milliards offerts aux plus grandes fortunes avec la suppression de l’ISF
  • La suppression de l’exit tax pourrait atteindre 6 milliards
  • Baisse de l’impôt sur les sociétés en 2022 c’est 11 milliards par an
  • En 2017 10% des plus riches en France détenaient 50% des richesses
  • En 20 ans la fortune cumulée des 10 plus grandes fortunes de France a été multipliée par 12
  • Chaque année, l’évasion fiscale en France représente 60 à 80 milliards

« On met un pognon de dingue pour les plus riches », et pour nous c’est le gel des salaires, le jour de carence, la hausse de la CSG, la précarité de l’emploi, le ralentissement de l’évolution de carrière, des conditions de travail catastrophiques…

Oui, l’argent existe pour répondre à nos revendications et aux besoins de la population…  Nous ne lâcherons rien !

Nous appelons tout le personnel à participer massivement à la journée d’action interprofessionnelle du 28 juin 2018.

 

 2- Assignations les jours de grève :

 Cela fait plusieurs mois que nous demandons l’ouverture de négociations avec la direction pour établir un protocole sur l’établissement car la direction fait ce qu’elle veut et déroge aux règles locales (assignation des ASH, levée des assignations uniquement sur les pôles, …).

A la place, la direction nous fait du dialogue social à la Macron. Elle nous présente, toujours sur table, une note de service et nous propose une rencontre pour nous « l’expliquer ».

 Nous réaffirmons que la direction n’a pas les pleins pouvoir et que le préavis de grève doit servir à négocier sur les revendications mais aussi sur le déroulement et les modalités de la grève.

 

 3- Bilan des MIP 2017(Mobilité Inter Pole) :

Sur 176 postes publiés à la MIP, 163 agents ont postulé mais seulement 67 candidatures ont été retenues.

La question se pose ! Comment est-ce possible que seulement 67 personnels aient pu avoir une mutation ? Nous sommes toutes et tous salarié-e-s de cet hôpital !

Les agents désirant changer d’affectation doivent pouvoir le faire et ne pas rester bloqués des mois, voire plusieurs années dans une unité qui ne leur convient plus ! Cela fait partie de l’évolution professionnelle, elle ne doit pas être bloquée !

 

4- SMAUP

Suite à la grève, 2 postes de jours ont été créés, en tout 5 contractuels doivent être stagiairisés et des travaux doivent avoir lieux. Nous resterons très vigilants à l’application des engagements pris par la direction.

Les personnels de nuit ont été oubliés par la direction ! La nuit ne doit pas être le parent pauvre des urgences et de l’hôpital ! Nous continuons à soutenir les personnels qui revendiquent la création de 2 postes de nuit au SMAUP, qui rappelons-le, étaient initialement prévus lors de l’ouverture du SMAUP !

 

5- Fermeture « d’été » de l’Hôpital de Jour « Frida Khalo » à Vaulx-en-Velin.

Nous sommes très sceptiques sur cette fermeture du 14 mai au 30 septembre. Rappelons que seule la psychiatrie publique est présente sur la commune de Vaulx-en-Velin, et que la population subi une précarité importante dans cette ville. Le projet est de rapatrier les patient-e-s sur Rillieux pendant ces 4 mois et il y a plus d’une heure de trajet.

Encore une fois c’est la proximité qui est attaquée ! Il ne doit pas y avoir une psychiatrie publique à deux vitesses en fonction du lieu où on vie !

 

6-Médecine du travail

Deux médecins du travail ont été recrutés, c’est une bonne nouvelle !

Par contre il n’y aura aucun médecin de présent en juillet et aout. Précisons également que le service sera fermé pendant les mois de juillet et août.

Nous proposons à la direction de mettre en place un partenariat avec les urgences de Desgenettes ou d’HEH pour les personnels du Vinatier.

 

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