communiqué suite à l’agression dans le service Flavigny le mercredi 28 01 et le rassemblement ce matin jeudi 29 01

Communiqué CGT Vinatier

Bron, le 29 01 2015,

Nous étions entre 150 et 200 au rassemblement en solidarité avec notre collègue de Flavigny blessé la veille mais aussi en solidarité avec toute l’équipe. Nous y avons associé l’infirmier de la même unité tué en 2002 ainsi que l‘infirmière gravement blessée, qui n’a jamais repris le travail et dont la vie est brisée. Nous y avons associé aussi l’aide soignant gravement blessée pendant un renfort aux urgences psychiatriques.

Nous associons aussi tous les personnels qui sont victimes tous les jours d’agressions moins graves, certes, mais très traumatisantes. Cette situation ne peut plus durer. Certes le risque zéro n’existe pas mais aujourd’hui toutes les conditions sont réunies dans l’établissement pour que les agressions continuent et se reproduisent. C’est ce que nous avons voulu faire entendre au directeur qui, malheureusement, campe sur ses positions : « On fait le maximum ! »

Les personnels qui sont mobilisés demandent :

  1. La réouverture de lits, d’unités, pour pouvoir travailler correctement et prendre en charge les patients dans de meilleures conditions.
  2. Le renforcement des équipes de CMP, d’hôpitaux de jour, CATTP pour pouvoir agir en amont et en aval de l’hospitalisation pour permettre une prise en charge correcte. 4, 5, voire 6 mois et plus d’attente pour un rendez-vous ce n’est plus possible.
  3. Le recrutement de médecins, de psychologues, d’infirmiers, de sociaux éducatifs, d’aides soignants, d’ASH, d’ouvriers, de secrétaires médicales, d’administratifs, etc.

Ce tryptique sera l’axe de notre action auquel se rajoute un élément majeur, indispensable, repris par tout le monde, la remise en service du DAU (Dispositif d’Appel d’Urgence). Cela doit être une priorité. La psychiatrie au rabais, ça suffit ! Le système dégradé d’appel d’urgence ne fait pas l’affaire.

De l’argent il y en a de disponible sur l’hôpital : les 3,6 millions d’euros réservés à l’augmentation de la capacité d’autofinancement de l’hôpital doivent être investis dans l’humain. La direction ne peut continuer à fermer les yeux, continuer sur sa ligne politique. L’ARS doit aussi débloquer des fonds de toute urgence et le ministère doit intervenir.

Nous souhaitons qu’il y ait une action commune des organisations syndicales, de tous les personnels hospitaliers et donc, bien sûr des médecins autour de ces revendications qui ont été exprimées aujourd’hui par les personnels.

Tous ensembles, refusons la fatalité !

 

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